La Châtaigne : le joyau de nos forêts automnales

Dans notre série automnale et après vous avoir présenté l’arbre et ses vertus thérapeutiques, il y a quelques jours … Aujourd’hui, c’est à son fruit emblématique, la châtaigne, que nous allons rendre honneur pour tous les bienfaits qu’il nous procure…

Juste pour la curiosité botanique… La châtaigne appartient à la famille des fruits à écale. Toutefois, sa très faible teneur en lipides l’en distingue des autres oléagineux et la classe dans la sous-espèce des akènes car elle est formée d’une masse farineuse entourée d’un tan (écorce lisse) et non d’une coque.

Le décor étant planté, pourquoi ai-je donc décidé de vous parler de la châtaigne ?  Eh bien, parce que consommer des châtaignes est bon pour notre santé. Outre ses saveurs douces et sucrées, la châtaigne présente bien des vertus pour notre organisme et plus particulièrement pour tout ce qui regarde notre sphère digestive et donc notre santé intestinale.

D’un point de vue purement nutritionnel, c’est un véritable concentré de vitamines et nutriments divers et variés comme :

-le manganèse qui nous aide à combattre le stress oxydatif dont elle comble 100% de nos apports journaliers recommandés (AJR),

-le potassium à hauteur de 550mg pour 100g, essentiel au bon fonctionnement de notre muscle cardiaque

-la vitamine B9 (folates), qui, rappelons-le, est un facteur essentiel de la fabrication de toutes nos cellules dans le corps avec un apport de près d’un quart des AJR ou encore,

-la vitamine C, que l’on ne présentera plus, pour son rôle anti-fatigue de prédilection.

Parallèlement, c’est sa composition en macronutriments spécifiques, principalement sa concentration en glucides, notamment en amidon et en fibres,  qui en fait un allié de poids pour nous aider à restaurer une santé intestinale optimum.

Tout d’abord, il faut savoir que 57% de l’amidon que contient la châtaigne résistent à la digestion dans l’intestin grêle ce qui les rend fermentescibles par les bactéries de la flore intestinale. Cette propriété, qui s’apparenterait presque à celle d’un prébiotique, en fait une arme de premier plan pour lutter contre l’inflammation de bas grade et le « leaky gut » (perméabilité intestinale), corollaires de toutes les maladies auto-immunes. Par ailleurs, cette forte teneur  en amidon permet de produire une excellente farine exempt de gluten, plébiscitée par tous les malades coeliaques. Enfin, la forte teneur en fibres permet un meilleur transit.

Alors, maintenant, je vous invite à déguster ce magnifique fruit au travers de nos spécialités régionales : Pulenda, « Castagne arrustiti », « Castagne ballote », « Brilluli », et autres « Nicci ».

A vos fourchettes !!!

Partager

Bon à savoir

Les patients souffrant d’une pathologie auto-immune sont souvent diagnostiqués tardivement et 45% d’entre eux se trouvent, de prime abord et à tort, qualifiés d’hypocondriaques.

On a retrouvé la présence du virus Epstein-Barr (mononucléose infectieuse) dans le cadre de 7 maladies auto-immunes ( lupus érythémateux, polyarthrite rhumatoïde, SEP, arthrite juvénile,

Les maladies auto-immunes constituent le troisième groupe de maladies en termes de mortalité derrière les cancers et les maladies cardiovasculaires.

Les maladies auto-immunes concernent 5 millions de personnes en France dont 80% de femmes, notamment en raison du rôle des hormones féminines (oestrogènes) sur le